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Plusieurs ingénieurs opérationnels nous ont signalé les difficultés rencontrées pour le contrôle des mosquées dans ses différentes étapes. Le plus souvent, les associations religieuses qui décident de la construction des mosquées comptent sur le bénévolat des BET, entreprises et CTC, mais sans être capables de gérer le projet. Ainsi, la volonté individuelle d’un architecte ou d’un technicien est mise à contribution pour les études par exemple. Elle s’arrête à la remise des plans, il en découle des études hâtives, un manque de suivi, et d’interlocuteurs pour le contrôleur.  De plus, très souvent l’étude de sol est inexistante ou très sommaire quand elle existe. Il est connu que la difficulté du contrôle n’est pas directement liée à l’importance du projet en superficie ni même à sa complexité technique car derrière ces projets se sont penché des équipes de professionnels expérimentés. La difficulté du contrôle réside dans les projets que l’on juge urgents ou «petits», dont la conception l’étude et la réalisation sont faits à la hâte et où les responsabilités sont souvent masquées par le bénévolat.  En plus du fait que la mosquée, quelle que soit sa taille, est un édifice qui reçoit du public, elle symbolise notre religion et notre culture, par conséquent on doit lui assurer une pérennité idoine et donc une rigueur avancée lors de son édification. Des projets type de structures pour les mosquées courantes devraient être établis en fonction d’une gamme de taille du terrain et de la capacité recherchée. Ces structures pourraient être habillées de l’architecture régionale éventuellement ; ainsi, le travail de tous les opérateurs serait simplifié. |